Home > Referenzen > Auszug aus einem Vortrag über Rilke
Über den Vortrag
Übersetzung des Vortrags von Christoph König, Institut for Advanced Studies, 2009, Titel: "Rilke, Sonnets à Orphée, II, 28. Conflits d’interprétation dans le poème"
Sehr geehrte Damen und Herren, liebe Freunde,
In kürzester Zeit, innerhalb weniger Tage nur, im Februar 1922, schreibt Rainer Maria Rilke (1875-1926) einen Doppelzyklus von 55 Gedichten und gibt ihnen den Titel ›Die Sonette an Orpheus‹. Der Titel ist eine Widmung. Die Sonette richten sich »an« Orpheus, den Mittelpunkt der orphischen, mystischen, antiken Dichtertradition. Rilke kennt aus den ›Metamorphosen‹ des Ovid drei Erzählungen, die er immer wieder in den Gedichten aufgreift: Ovids Bericht vom Sänger Orpheus, den die Mänaden töten und dessen Haupt und Leier unversehrt auf dem Hebrosstrom ins Meer treiben; dann die Geschichte von den Tieren und Bäumen, die sich um den Sänger scharen; schließlich Orpheus’ Gang in die Unterwelt, um seine Gemahlin Eurydike wiederzugewinnen. Eine zweite Widmung fügt Rilke ein. Die Sonette tragen den Untertitel »Geschrieben als ein Grab-Mal / für Wera Ouckama Knoop«. Mit Wera spricht Rilke eine junge Tänzerin an, die neunzehnjährig gestorben ist. Beide, die Tänzerin und Orpheus, treffen im vorletzten Sonett zusammen, das ich in deutscher und englischer Übersetzung vorstellen will; es wird im Mittelpunkt meines Vortrags stehen: […]
Rainer Maria Rilke (1875-1926) composa dans un temps très réduit, en quelques jours seulement au mois de février 1922, un cycle double de 55 poèmes qu’il intitula ‘Les sonnets à Orphée’. Le titre est une dédicace. Les sonnets s’adressent « à » Orphée, au centre de la tradition poétique antique, mystique et orphique. Rilke connaît trois récits des Métamorphoses d’Ovide qu’il reprend dans ses poèmes : le récit d’Ovide que chante Orphée tué par les ménades et dont la tête et la lyre seront charriées intactes par le fleuve Hébron jusque dans la mer; puis l’histoire des animaux et des arbres qui se rassemblent autour du chanteur; et finalement la descente aux enfers d’Orphée qui veut ramener son épouse Eurydice. Et Rilke insère une seconde dédicace aux sonnets. Ils portent le titre « Écrit en manière de monument funéraire / à Wera Ouckama Knoop ». Rilke évoque ici Wera, une jeune danseuse morte à dix-neuf ans. Tous deux, la danseuse et Orphée se rencontrent dans l’avant-dernier sonnet que je voudrais présenter en allemand et dans une traduction française ; mon exposé sera construit autour de ce sonnet : […]
Übersetzungen können hilfreich sein, Eigenarten festzustellen, auf die es womöglich ankommt. Das Wort ›Freund‹ ist syntaktisch nach vorn und nach hinten lesbar: »zu der heilen Feier / des Freundes Gang und Antlitz«. Ein klassisches Interpretationsproblem. Doch die Frage, ob das Gedicht eine Feier des Freundes meint, oder ob von Gang und Antlitz des Freundes die Rede ist, wird im Englischen kurzerhand entschieden: »pace and countenance of your friend«. Es gehe um des Freundes Gang und Antlitz. Die Zuordnung aber entscheidet über die Deutung des ›Freundes‹. Ist es Orpheus, oder ist es Rilke selbst (der sich im Gedicht als Dichter verkleidet)? Das läßt sich jetzt nicht klären (und auch noch nicht recht verstehen). Vorausschicken jedoch möchte ich Rilkes Warnung in einem Brief an Margot Sizzo am 17.3.1922: »il n’est pas un seul mot du poème [...] qui soit identique à son homonyme de la conversation et de l’usage.« (Es gibt kein Wort des Gedichts, das dem gleichlautenden Wort des alltäglichen Gesprächs und des Gebrauchs entspricht.) Mein Vortrag handelt im wesentlichen von den Schwierigkeiten der Philologen, solche Fragen zu entscheiden.
Les traductions peuvent aider à localiser des particularités qui peuvent se révéler importantes. Le mot ‘Freund’ (‘ami’) est syntaxiquement lisible en avant et en arrière : « zu der Heilen Feier / des Freundes Gang und Antlitz ». Il s’agit là d’un problème classique d’interprétation. Pourtant, à la question de savoir si le poème parle d’une fête de l’ami, ou bien s’il s’agit du pas et du visage de l’ami, le texte français tranche sans hésiter : « le visage et les pas de l’ami ». Il s’agit des pas et du visage de l’ami. Mais c’est l’ordre des mots qui décidera de l’interprétation de « Freundes ». Est-ce Orphée ou Rilke lui-même (qui se dissimulerait sous les traits d’un poète dans le poème) ? Pour le moment, on ne peut pas l’élucider (ni vraiment encore le comprendre). Pour commencer toutefois, je voudrais lancer un avertissement écrit par Rilke dans une lettre adressée à Margot Sizzo et datée du 17 mars 1922: « il n’est pas un seul mot du poème […] qui soit identique à son homonyme de la conversation et de l’usage. » Mon exposé traitera en substance des difficultés que rencontrent les philologues à résoudre de telles questions.

