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Über die Rede von Wolf Lepenies
Übersetzung einer Rede von Wolf Lepenies, Institut for Advanced Studies, 2005, Titel: „RAYMOND ARON ET L'ALLEMAGNE. LE SOCIOLOGUE COMME TRADUCTEUR, CONFÉRENCE, REMISE DU PRIX RAYMOND ARON POUR LES TRADUCTIONS FRANCO-ALLEMANDES EN SCIENCES HUMAINES ET SOCIALES" im PALAIS DES AFFAIRES ETRANGERES, QUAI D'ORSAY, PARIS, als Artikel Le Monde im Mai 2005 erschienen.
In seinen Memoiren hat Raymond Arons seine affinités électives für die deutsche Kultur verknüpft. Man könnte auch von einer affinité dangereuse sprechen, denn Aron hat mit seinem Bekenntnis zur deutschen Kultur viele seiner französischen Kollegen nicht nur überrascht, sondern auch schockiert. Ich will dafür zwei Beispiele geben, die am Anfang und am Höhepunkt seiner Universitätskarriere stehen: der Verteidigung seiner thèse im Jahre 1938 und der Antrittsvorlesung im Collège de France im Jahre 1970.
Raymond Aron a décrit dans ses Mémoires ses affinités électives pour la culture allemande. On pourrait tout aussi bien parler d’affinités dangereuses, car ses connaissances de la culture allemande non seulement surprirent nombre de ses collègues, mais ils en furent aussi choqués. Je citerai deux exemples l’un situé au début de sa carrière universitaire et l‘autre à son apogée: sa soutenance de thèse en 1938 et sa leçon inaugurale au Collège de France en 1970.
Als Aron 1938 seine thèse Introduction à la philosophie de l'histoire verteidigte, war er, 33 Jahre alt, bereits ein ungewöhnlich guter Kenner Deutschlands und seiner Geschichte. Er war von 1930 bis 1931 assistant de français à l'université de Cologne auprès d'un professeur réputé gewesen, Leo Spitzer. In Köln war es, wo er zum ersten Mal Das Kapital las; von 1931 bis 1933 war er pensionnaire des Französischen Akademiker-Hauses in Berlin, donnait des leçons de français au fameux metteur en scène Max Reinhardt, sah Hitler an die Macht kommen und wurde, zusammen mit Golo Mann, Zeuge der Bücherverbrennung.
Lorsque, en 1938, Aron, âgée alors de 33 ans, soutient sa thèse Introduction à la philosophie de l’histoire il est déjà, fait plutôt inhabituel, un bon connaisseur de l’Allemagne et de son histoire. Il avait obtenu de 1930 à 1931 le poste d’assistant de français à l'université de Cologne, auprès d'un professeur réputé, Leo Spitzer. C‘est à Cologne qu’il avait lu pour la première fois Le Capital; de 1931 à 1933 il était pensionnaire à la Maison académique de Berlin, donnait des leçons de français au fameux metteur en scène Max Reinhardt, assista à l’arrivée au pouvoir d’Hitler et sera témoin avec Golo Mann de l’autodafé de livres.

